Sur la même plateforme que la Logan, Dacia présente donc la Sandero qui est une berline avec hayon de 4,02 m, soit 23 cm de moins que son aînée. Cela donne comme résultat un coffre qui se réduit de 510 à 320 litres.
A son lancement, la Sandero ne disposerait sous son capot que des moteurs à essence, les 1,4 litre de 75 ch et 1,6 litre de 90 ch. Autrement dit, pas de quoi bénéficier de la moindre ristourne sur l’écotaxe et même envisager un malus avec la plus puissante des deux motorisations. Heureusement, les accros de Dacia n'ont pas dû patienter longtemps puisque les diesel moins émetteur de CO2 viennent d'arriver chez les concessionnaires. Limités à 120 g/km, la Sandero s'offre alors le bonus à 700 €. Mais la technologie diesel est aussi plus chère, 2.000 € en moyenne.
Il s'agit du moteur 1,5 litre turbodiesel doté d’un système d’injection directe Common Rail décliné en deux puissances, 70 ch et 85 ch grâce à une pression de suralimentation supérieure dans le turbo. La Sandero diesel affiche alors des consommations respectivement de 4,4 litres et 4,6 litres au 100 km.



Un prix qui grimpe vite
Sur le plan équipement, en entrée de gamme essence, c’est évidemment assez limité, justifiant le tarif. Pas de direction assistée, pas de radio, ni de son pré-équipement, pas de recyclage de l’air, pas de ceinture de sécurité réglable en hauteur, pas de fermeture centralisée ni de lève-vitres électriques. Pas même d’option pour une climatisation manuelle ; pour cela il faut monter dans le 2ème niveau d’équipements qui en compte 4 pour disposer de cette option à 890 €. Mais en revanche on a droit à un compte-tours.
Toutefois, l'entrée de gamme diesel, facturée 10.500 € bénéficie, elle, de la direction assistée, indispensable avec le poids supplémentaire sur le train avant, des vitres avant électriques et de la fermeture centralisée.



La fiabilité par la rusticité
Si le rapport prix/prestations a fait la notoriété de la marque, Dacia le doit essentiellement à une campagne publicitaire malicieusement bien menée. Et si Dacia engrange des bénéfices, il le doit à son service commercial qui écoule en grande partie du ‘’haut de gamme’’ laissant des marges conséquentes. Mais là, le tarif pour le consommateur n’est plus discount. Son prix peut alors approcher les 14.000 € en ajoutant des options indispensables de nos jours pour la rendre un brin plus séduisante en l'habillant d'une peinture métallisée et de jantes en alliage.
Autres avantages quand même, un coût d'entretien réduit et une fiabilité qui devrait se confirmer, compte tenu de la simplicité de ses mécaniques éprouvées. Mais la question reste posée entre le choix d'une voiture neuve mais rustique comme la Dacia Sandero ou d'occasion récente mais moderne comme une Renault Clio par exemple...

Philippe LACROIX

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