Comment fonctionne l’assurance auto dans le cadre de la conduite accompagnée ?

La conduite accompagnée de la conduite automobile est plébiscitée par les apprentis conducteurs et par leurs parents. Mais durant cet apprentissage, comment fonctionne l’assurance auto ? Quand en informer son assureur ? Quelle prise en charge ?

Faut-il informer son assureur en cas de conduite accompagnée ?

L’apprentissage en conduite accompagnée implique obligatoirement d’en informer au préalable votre assureur auto. En effet, celui-ci va procéder à une modification de l’assurance lors de la conduite accompagnée afin de couvrir. Ces modifications sont des extensions de garantie qui visent à couvrir votre enfant alors considéré comme jeune conducteur.

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Bien évidemment, ces extensions de garantie peuvent induire une surprime. Toutefois, ce surcoût n’est que temporaire, le temps de l’apprentissage de votre enfant. Enfin, si vous avez de nombreux contrats dans la même compagnie, la surprime peut vous être offerte.

En revanche, si vous n’en informez pas votre compagnie d’assurance et qu’un sinistre se produit, vous ne bénéficierez alors d’aucune couverture. Pire, les conséquences peuvent être bien plus lourdes.

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Quand faire la demande à sa compagnie d’assurance ?

L’apprentissage en conduite accompagnée est un projet qui se prépare, notamment en choisissant au mieux l’auto-école. Dès lors que vous avez commencé la démarche auprès de l’auto-école, il faut impérativement vous renseigner auprès de votre compagnie d’assurance.

En effet, votre assureur n’a pas obligation à accepter votre demande d’extension de garantie “assurance conduite accompagnée”. Deux possibilités se présentent à vous :

  • une acceptation de votre demande : c’est évidemment le cas de figure le plus favorable. Dans ce cas, vous êtes informé des conditions et votre assurance auto est modifiée en conséquence. Un nouvel échéancier des primes pour votre contrat vous est transmis ;
  • un refus : même si ce n’est heureusement pas très fréquent, cela peut tout de même se produire. La principale raison qui motive ce refus est liée à la situation de l’accompagnateur. Cela peut-être en raison d’un certain nombre de délits commis par ce dernier. Autres causes possibles, à un trop grand nombre d’accidents dans lesquels sa responsabilité a été engagée.

Quelle prise en charge en cas d’accident en conduite accompagnée ?

Quand on débute dans la conduite, même après quelques heures passées avec un moniteur d’auto-école, un accident est toujours possible. La question de la prise en charge dans ce cas est donc très importante.

En tant qu’apprenti conducteur, votre enfant jouit des mêmes garanties que celles souscrites pour vous-même. Si vous avez contracté une tous risques par exemple, dans ce cas, le jeune conducteur profite de cette même couverture.

En revanche, la prise en charge est généralement différente car des franchises s’ajoutent. De fait, celles-ci peuvent considérablement réduire le remboursement réel de votre assureur. C’est la raison pour laquelle il faut y regarder à deux fois. Il faut noter que ces éventuelles franchises ne s’appliquent jamais sur la responsabilité civile auto.

Par ailleurs, il faut garder en mémoire que les conséquences d’un accident responsable sont imputées à l’accompagnateur est à lui seul. Cela peut donc réduire son bonus, voire générer un malus. Bien évidemment, il en est de même pour les points du permis si une infraction au code de la route est relevée par les forces de l’ordre.

Quelle assurance auto après la conduite accompagnée ?

La conduite accompagnée est un tremplin vers le permis de conduire. C’est surtout une opportunité pour acquérir de l’expérience avant de prendre le volant seul.

Mais ce n’est pas là le seul avantage puisque cela permet de bénéficier d’une assurance auto jeune conducteur pas cher. Pour être exact, l’assureur estime en général que le risque d’accident responsable est moindre après un apprentissage long comme la conduite accompagnée. En effet, une formation classique ne permet pas d’avoir une bonne expérience au volant.

De fait, les compagnies ont tendance à favoriser les jeunes conducteurs en conduite accompagnée. Comment ? En abaissant la surprime jeune conducteur, en particulier si celui-ci s’est adressé à l’assureur de ses parents.

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